Comment laver les clichés flexographiques sans les abîmer : guide du lavage automatique

07/24/2026 News

Chaque machine ou pièce lavée au solvant génère inévitablement un produit contaminé. Pour l’entreprise, cela se traduit par un double coût : d’une part l’achat continu de solvant neuf, d’autre part l’élimination du solvant usagé en tant que déchet spécial, avec toutes les charges économiques, administratives et environnementales qui en découlent. Il existe cependant une approche qui renverse cette logique : la récupération du solvant par distillation.

Comment fonctionne la distillation des solvants

Le principe repose sur une séparation physique : le solvant contaminé est chauffé de manière contrôlée jusqu’à évaporation, tandis que les contaminants — encres, résines, boues — restent dans le résidu. La vapeur est ensuite condensée et le solvant récupéré retourne au cycle de production avec les mêmes caractéristiques physico-chimiques que l’original, prêt à être réutilisé lors des lavages suivants. Le résultat est immédiat et mesurable : moins de solvant à acheter, moins de déchets à éliminer, moins de gaspillage global.

Automatisation et sécurité

Les distillateurs Ciemme, développés par le partenaire industriel d’OVIT, portent ce principe à l’échelle d’une installation industrielle. Le cycle est entièrement automatique et fonctionne en continu, réduisant au minimum l’intervention humaine et les arrêts machine. La distillation sous vide permet de traiter, dans des conditions plus sûres et plus efficaces, même les solvants dont le point d’ébullition est élevé, tandis que le système autonettoyant supprime les opérations manuelles d’élimination des résidus. La certification ATEX garantit l’aptitude à l’installation en atmosphère explosible, exigence incontournable lorsque l’on travaille avec des solvants inflammables.

Les installations sont modulaires et configurables pour chaque secteur — de l’impression au coating, de la chimie aux photopolymères — avec des capacités de traitement allant jusqu’à 8 000 litres par jour et une intégration Industrie 4.0, qui ouvre également la voie aux avantages fiscaux liés à la numérisation des processus de production.

La boucle se referme : lavage + récupération

Pour un imprimeur, associer les systèmes de lavage automatiques OVIT à un distillateur Ciemme, c’est boucler le processus : les machines lavent les différentes pièces de manière standardisée et efficace ; le distillateur régénère le solvant utilisé et le remet en circulation. C’est la synergie industrielle entre les deux entreprises, aujourd’hui réunies au sein du même groupe : une filière unique qui allie qualité du nettoyage, réduction des coûts d’exploitation et durabilité économique et environnementale.

Un investissement qui se rentabilise

Le retour sur investissement d’une installation de distillation se calcule aisément en comparant trois postes : le coût annuel d’achat du solvant neuf, le coût d’élimination du déchet et le volume de solvant récupérable. Dans la plupart des sites de production aux consommations moyennes à élevées, la récupération couvre l’investissement dans des délais étonnamment courts — et, à partir de ce moment, ne génère plus que des économies.

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